Actualités‎ > ‎

Douai passe à côté d'un grand rendez vous préolympique

                     

 

    Les prochains Jeux Olympiques et Paralympiques se dérouleront en 2012. Les Français ont rêvé de les voir se dérouler à Paris. Malheureusement, la lutte qui l’a opposée à Londres, aux méthodes que certains qualifieront de douteuses pour ne pas dire plus, fera que c’est dans la capitale anglaise que se dérouleront les 27èmes Jeux Olympiques de l’ère moderne.

 

    En Février 2006, la déception est passée et Michel Delebarre lance la démarche que le Nord Pas-de-Calais , accompagné de la Flandre occidentale Belge, sera le plus grand terrain de préparation des prochains Jeux Olympiques. Cette démarche a pour objectif de proposer aux athlètes du monde entier, de venir préparer, les grands rendez-vous sportifs internationaux comme les Jeux Olympiques de Londres, dans notre région vouée à devenir une véritable base arrière d’entraînement à moins de deux heures de Londres.

 
    Le succès est au rendez-vous puisque, chaque année, depuis 2007, plus de 100 délégations nationales (françaises et étrangères) choisissent notre région et ses équipements comme base de préparation pour s’entraîner et organiser des compétitions sportives. Des pôles de « référence » ont été retenus et une quarantaine de sites sont désormais labellisés par le Comité National Olympique et Sportif Français, pour accueillir 25 disciplines olympiques.
 
    Lille, Roubaix, Tourcoing, Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Arras, Lens, Liévin… accompagnent ainsi des villes beaucoup plus petites comme Arques, Vieux Condé, Saint Laurent Blangy, Bruay la Buissière, Marquise, Wimereux dans cette aventure exceptionnelle.
 
    Hélas, Douai ne figure pas, parmi les 40 villes du Nord-Pas-de-Calais qui peuvent s’enorgueillir de participer à ces rassemblements sportifs.
 
    Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à Douai, aucune infrastructure sportive digne de ce nom n’est capable d’accueillir, quant elle existe, des équipes nationales.      
 
    Les exemples ne manquent pas, parcourez quelques disciplines majeures et vous vous apercevrez que Douai n’avait aucune chance d’être retenue. La véritable question est : le voulait elle ? 
 
    L’Athlétisme : Douai, à l’instar de Dunkerque, Le Touquet, Lens, Liévin, Villeneuve d’Ascq a une piste d’athlétisme, mais voyez vous la délégation des Etats-Unis arriver au stade Demeny accompagnée d’une cohorte de journalistes, soigneurs, dirigeants, entraîneurs ? La rue de Férin serait, d’ailleurs, transformée en petit parking puisqu’au stade Demeny, il n’y de parking que le nom. Au-delà de la piste, imaginez vous les champions découvrant les vestiaires, les tribunes…
 
    Le Basket Ball : Douai, à l’instar de Berck, Calais, Gravelines, Valenciennes, Villeneuve d’Ascq à une sorte de Palais des Sports, mais vous voyez la délégation Espagnole ou Américaine arriver à la salle Gayant ou à Corot ?
 
    La Boxe : Douai vient bien d’inaugurer une salle d’entraînement mais contrairement à Calais, Coudekerque, Grande-Synthe ou Olhain, Douai n’a pas de complexe pour accueillir le noble art.
 
    Le Football : Douai a bien un stade de football comme Boulogne, Lens, Lille, ou Valenciennes. Mais vous imaginez les coéquipiers de Lionel Messi, le dernier ballon d’or argentin ou ceux du Portugais Christiano Ronaldo, découvrir le stade Demeny ?
 
    La Natation et le Water-polo : Douai n’a pas de bassin olympique contrairement à Béthune ou Dunkerque. Nous l’avions proposé, Jacques Vernier et son compère de l’époque, Jean-Jacques Delille, eux ne le voulaient pas, aveugles face aux enjeux. Même le bassin du Râquet est reporté pour longtemps , alors que la Région était prête pour une subvention de 3M d’Euros supplémentaire, afin d’avoir un bassin olympique.
 
    L’Escrime : Dunkerque, Hénin Beaumont, Tourcoing, Wattignies, Wattrelos ont leurs installations, le club d’escrime de Douai, lui attend désespérément une salle d’entraînement digne de ce nom.
 
    Charles Fenain et surtout Jacques Vernier portent l’entière responsabilité de ce zéro pointé en matière d’équipements sportifs. 
 
    Cette absence est dramatique pour le sport Douaisien. Jacky Lasvaux, Maire Adjoint aux Sports est dans la même lignée que son mentor. Lors de la dernière assemblée Générale de l’OMS, il disait même : « Les clubs sportifs douaisiens n’ont pas à se plaindre ».
 
    J’ai envie de lui dire d’ouvrir les yeux !
 
    Dire cela c’est ne pas comprendre les problématiques, les enjeux du sport dans sa globalité mais aussi sur le plan local !
 
    Dire cela, c’est se moquer des sportifs douaisiens qui méritent bien mieux que ces équipements qui toujours selon l’Adjoint aux Sports : « commencent à vieillir [et] demandent un coût d’entretien élevé ». Mais alors que fait-il ? Quelle est sa vision à 5 ans, 10 ans, 20 ans pour le sport à Douai ? N’est-ce pas là, le but d’un Adjoint aux Sports ?
 
    Pendant ce temps, une petite ville comme Orchies (- 10 000 habitants), aura son Palais des Sports dans moins de 2 ans.
 
    Bravo à Jacques Vernier, Bravo à Jacky Lasvaux, grâce à vous, le train olympique (j’ai failli dire le tram) passera sans s’arrêter à Douai !
 
Jean-Pierre DIVRECHY
Conseiller Municipal
Administrateur de l'Office Municipal des Sports